Vendredi 15 mai 2009
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La petite histoire de la bouilloire bavarde:
Qu'a-t-il au juste d'helvétique ce fromage-là ?. peu de chose en vérité... Il se trouve qu'un jour, en Normandie, une certaine
dame Hérould, fermière à Auvilliers, discutait lait,
fromages et caillettes avec son employé, un vacher vaudois venu se perdre en pays de Bray.Le bonhomme suggéra à sa patronne d'ajouter de la crème au lait destiné à produire les bonbons(
petits cylindres de caillé égoutté).Le résultat fut concluant et le p'tit nouveau, onctueux à souhait, adopté d'emblée.
Peu après en 1850 un parisien
Charles Gervais, commis d'un important mandataire des Halles, vint visiter la laiterie de madame Hérould qui lui révéla le secret de son petit-suisse.
Gervais, séduit, décida, en accord avec la fermière, d'entreprendre sa mise en valeur à grande échelle.
Il commença par la capitale et fit un pri fou: offrir chaque matin aux Parisiens des petits fromages crémeux de haute qualité, fabriqués le jour même.
Une fabuleuse organisation se mit en place...
La veille au soir, le fromage blanc faisait le voyage en train depuis la Normandie, conditionné en vrac dans des bassines de 50 à 75 kg. Arrivé vers minuit à Paris, il était transporté dans un
atelier, où des commis actionnaient "la machine à suisses". L'un garnissait de tubes de papier une sorte de roue avec des trous espacés tandis qu'un autre tournait la manivelle, et la
pâte sortait par un tuyau. Une fois les suisses moulés, un troisième clouait les couvercles
des boites en bois de" peuplier, trois par trois.
La tournée matinale des petits gervais:
Ensuite, fouette, cocher! les mêmes commis se faisaient livreurs et sillonnaient Paris pour porter les suisses aux crémiers et aux restaurateurs. Ah! ils avaient belle allure avec leur plaude(
blouse normande), leur tablier bleu, leur col dur, leur cravate bien nouée; leur sacoche en cuir et leurs souliers cirés. Fin 1938 13000 détaillants étaient livrés tous les jours, à Paris, par les
fameux petits attelages Gervais. Les tournées étaient d'une ponctualité exemplaire, à tel point qu'on pouvait régler sa montre au passage des" Petits Gervais"et que le tintement de
leurs grelottières pouvait servir de réveil matin aux Parisiens.Si le livreur avait dix minutes de retard, les crémiers téléphonaient au Pont-Neuf, pensant que le commis avait eu un
accident.
Si ces attelages pittoresques ont aujourd'hui disparu du paysage pariseien, la faveur des petits-suisses, elle n'est pas prête de s'atténuer.
Source Article Magazine Saveurs.
3 petits-suisses,
2 oeufs,
75 g de chocolat blanc à cuire,
50 g de chocolat noir
25 g de sucre en poudre,
1 pincée de sel.
Séparez les blancs des .
Égouttez les petits-suisses et mélangez-les aux jaunes avec la moitié du sucre en poudre.
Faites fondre le chocolat blanc avec un demi-verre d'eau, 1 min au micro-ondes.Mélangez-le aux jaunes .
Montez les blancs d'oeufs en neige avec une pincée de sel. Dés qu'ils deviennent fermes, ajoutez le restant de sucre et continuez à battre 1 min.
Incorporez-les délicatement au mélange à base de jaunes d'oeufs.
Râpez le chocolat noir.
Disposez la mousse dans des verres en alternant avec le chocolat noir râpé.
Gardez au frais 1 h avant de déguster.
Source magazine Saveurs.
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