Partager l'article ! salade pour pique-nique improvisé à la maison: La petite histoire de la bouilloire bavarde: Du temps des moissons, aux réunions de bon ton ...
La petite histoire de la bouilloire
bavarde:
Tout à commencé dans la chaleur de l'été, par les casse-croûtes champêtres des bergers ou des moissonneurs et les amusants déjeuners sur l'herbe de l'aristocratie ou de la bourgeoisie...
Le pique-nique : histoire d'un repas sans façon:
Depuis, autant par nécessité que par sa fantaisie, ce repas bucolique et débonnaire n'a pas cessé de nous plaire. Et que dire d'aujourd'hui ? Pour un pique-nique, on ferait des folies !
Est-ce, notre regain d'amour pour la nature ou simplement l'évolution des pratiques sociales qui nous font multiplier, dès qu'arrive l'été, ces gracieux déjeuners ou dîners de plein air ?
Convier ses amis à pique-niquer est, en tous cas, du dernier chic ! En ville, on se retrouve dans les parcs et l'on profite du moindre carré d'herbe pour étaler paniers et plaids... ou l'on campe sur la pierre des quais, au centre des places les plus prestigieuses, en y dépliant chaises et tables, nappes et bougeoirs. Une façon de se réapproprier la cité, de défier l'autorité, d'affirmer sa liberté, d'oublier les conventions... de retrouver les joies simples de l'enfance.
Les grandes réunions familiales s'en trouvent également transformées. Rassembler les générations, alors que les logements rétrécissent et que l'autarcie alimentaire n'existe plus même dans les
fermes, serait devenu impossible au plus grand nombre si le principe des pique-niques en grandes assemblées n'était pas revenu au goût du jour.
Aujourd'hui, il est devenu courant de se regrouper dans le jardin de l'un ou de l'autre, et de contribuer à l'élaboration du repas en y apportant plat ou dessert en quantité suffisante pour
nourrir son cercle le plus proche. Toutes les préparations, présentées en buffet, se partagent ensuite dans une ambiance bon enfant. A charge pour l'invitant principal de louer tables, chaises et
tentes, voire même de fournir les boissons... ou de partager les frais engagés en parts égales, payables par tous les convives.
Car il s'agit de cela. Le pique-nique, tel qu'on le définit encore au 19ème siècle est un repas auquel chacun participe en payant son écot...
Comme les aristocrates dans les bosquets de Versailles ou en villégiature sur leurs terres, la bourgeoisie a pris le pli de déjeuner sur l'herbe. Avec raffinement, bien sûr. En
transportant son salon, presque ! Des repas, tels que l'on continue d'ailleurs à les voir, en France ou en Angleterre, lors des rassemblements mondains (courses hippiques, concerts estivaux,
"pique-niques blancs") qui ne se pratiquent jamais sans un certain art...
Pas question ici, de déballer sandwiches ou œuf durs à la croque au sel et de les avaler gloutonnement, assis sur une souche d'arbre.
On rivalise d'élégance plutôt, avec force mallettes en cuir ou en osier, déballages d'argenterie et de chandeliers, vins et mets sophistiqués.
Tout le contraire, évidemment de ce qui a donné le sens premier au mot pique-nique. Car si l'expression consacrée n'est apparue, semble-t-il, qu'au 17ème ou 18ème siècle, ce petit repas qui nous fait picorer (''pique'') de petites choses (''niques'') n'est pas né d'hier, loin s'en faut.
Les sociétés agraires le connaissent depuis la nuit des temps. N'est-ce pas sur les alpages quand les bergers se nourrissaient de pain et de fromage de chèvre, ou au temps des récoltes quand les moissonneurs se restauraient sans perdre de temps, à l'ombre des arbres alentours... qu'il fut inventé dans toute sa simplicité et avec le plus grand naturel ?
Comment préparer un pique-nique, à la mode d'aujourd'hui ?
En se partageant les tâches. C'est en vogue et très commode. On s'invite, entre famille et copains, pour le déjeuner dominical. Mais les dîners, en milieu ou en fin de semaine, sont tout aussi prisés. Il s'agit donc d'appeler les participants à apporter une table ou des chaises, de la vaisselle ou des bougeoirs, des plaids ou un carré de toile de Jouy, et de toutes façons, quelques spécialités à déguster et de bonnes bouteilles à savourer.
Il est d'usage de rivaliser de créativité avec des plats « faits maison » mais, si l'on est pressé, on pourra tout aussi bien se fournir de poulet rôti, de terrines et de salades chez le traiteur, de brochettes et de sushi auprès d'un restaurateur japonais Il n'est pas question, en revanche, de saboter la soirée en apportant des sandwiches. Si vous n'imaginez pas pouvoir en faire le deuil, rabattez-vous sur les bruschette italiennes (tartines de pain préalablement grillées, à recouvrir de légumes grillés ou de tomates concassées, de jambon de pays ou de thon) qui feront bien meilleur effet.Source
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