Histoire antique des régimes
A l’époque antique, les rondeurs étaient un signe de richesse pour les hommes et de beauté pour les femmes, mais l’obésité était, quant à elle, une marque de paresse. C’est pour cette raison que des conseils, des plus logiques jusqu’aux plus farfelus, étaient déjà dispensés aux personnes fortes. Le régime était né … !
La minceur préoccupe les hommes depuis les prémices de la civilisation.
Ainsi, dès l'antiquité, les médecins Grecs et Romains dispensaient des conseils aux obèses pour les aider à retrouver la minceur. Leurs conseils étaient déjà basés sur les deux axes que sont la nutrition et l'activité physique.
On peut citer quelques conseils d'Hippocrate, au V° siècle avant JC :
- Faire de l'exercice et des travaux de force avant de manger ;
- Consommer des plats riches en graisses et très caloriques, pour être rassasié avec peu de nourriture ;
- Ne manger qu'une seule fois par jour ;
Certains de ses conseils étaient encore plus originaux :
- Rester nu le plus souvent possible ;
- Dormir sur un lit dur ;
- Ne pas prendre de bain.
Nous avons la trace des consignes d'un médecin Romain, Soranus d'Ephèse au II° siècle, qui reprend quelques conseils d'Hippocrate. Son but était principalement d'augmenter les dépenses caloriques, donc l'activité physique des sujets :
- Dormir le moins possible ;
- Voyager ;
- Faire de l'exercice ;
- Manger qu'une seule fois par jour, avec beaucoup de légumes et de la viande séchée ;
- Utiliser des laxatifs ou des vomitifs si les conseils précédents ne sont pas suffisants.
A noter qu'à cette époque, l'embonpoint était un signe de richesse. Mais les individus trop gros étaient tout de même considérés comme des paresseux.
Régimes du moyen âge au XIXieme siècle
Si de l’Antiquité jusqu’à la fin du Moyen-Age, les conseils minceurs restent pour ainsi dire inchangés, le 15ème siècle voit l’apparition d’une nouvelle notion : celle de l’équilibre alimentaire…, ce qui n’empêche pas pour autant la mise en place de curieux régimes
De l'antiquité au Moyen Age, très peu d'évolutions se font au niveau des conseils minceurs. Les conseils sont toujours les mêmes : manger un seul repas par jour, faire de l'exercice ...
Au début du Moyen Age, la science se confond avec la religion. Les obèses ne sont plus simplement vus comme des inactifs, mais aussi comme des pêcheurs. On accuse la paresse, mais aussi la gourmandise et la luxure d'être responsables de l'obésité.
Vers la fin du moyen âge, la médecine progresse et s'écarte peu à peu de la doctrine religieuse. Les liens entre poids et alimentation commencent à être étudiés, la notion d'équilibre entre les apports et les dépenses apparaît. Mais ça ne reste encore que les prémices de la nutrition, et certains régimes restent fort peu recommandables.
Au XVIII° siècle, on peut citer quelques conseils pour le moins originaux :
- Le docteur anglais Thomas Short conseille d'éviter les pays pluvieux ou plats, les élans passionnels et recommande la consommation de laxatifs ;
- En France, le docteur Antoine Petit préconise quant à lui de prendre des bains tous les 8 jours pendant au moins un quart d'heure et de se frotter avec de la flanelle. La consommation de vin blanc, champagne, vinaigre et café est conseillée ;
- Un autre docteur Anglais, Malcom Flemyng conseille de manger du savon, censé être diurétique et dissoudre les graisses.
Au XIX siècle, bien que la mode reste à l'embonpoint, toujours signe de richesse, les régimes farfelus sont encore là. Notamment le régime sec du docteur Dancel :
- Boire le moins possible ;
- Eviter les aliments riches en eau (donc quasiment tous les légumes) ;
- Manger beaucoup de viande, de pain et de fruits secs.
On peut noter que certains de ces conseils ne sont pas beaucoup plus stupides que ceux qu'on peut trouver de nos jours pour certains régimes ! Source
600 g de blanquette de dinde,
