Partager l'article ! poires en habit de caramel et pistaches: La petite histoire de la bouilloire bavarde: Qui prend pays prend nom ...
Qui prend pays
prend nom
La poire Bon Chrétien aurait reçu son appellation après que François de Paule, lui-même un bon chrétien réputé pour sa sainteté et son ascétisme, ait été mandé auprès du roi Louis XI, très malade, qui espérait que le saint homme le guérisse. Ce dernier lui aurait offert une semence de poirier de sa Calabre natale avec instructions de le planter et d'en prendre grand soin. Le poirier fut baptisé Bon Chrétien.
Une fois de l’autre côté de la Manche, la Bon Chrétien revêt le nom d'un monsieur Williams, jardinier de son métier. La traversée de l'Atlantique lui apporte une autre identité : un dénommé Bartlett dit avoir découvert un poirier sauvage dans son verger et l'avoir amélioré. Plus tard, on se rendra compte que Bon Chrétien, Williams, Bartlett, c'est pareil : cette variété est celle que l'on cultive le plus, tant en France qu'en Amérique du Nord.Source
Le poirier serait, comme beaucoup de fruits, originaire de l’Asie Centrale. La culture proprement dite de la poire aurait commencé en Chine, plus de quatre mille ans avant notre ère.
Si les grecs semblaient apprécier les poires, ce sont les Romains qui développèrent le plus grand nombre de variétés. On en recensait une bonne soixantaine à la fin de l’Empire romain.
La diffusion des poires se fit ensuite progressivement dans toute l’Europe.
De nombreuses variétés
Rapidement, les variétés devaient s’améliorer et devenir plus nombreuses : on en comptait plus de deux cents à la Renaissance, près de cinq cents sous le règne de Louis XIV. A présent, l’éventail des variétés s’est encore enrichi et on en dénombre plusieurs milliers, dont une dizaine seulement ont une réelle importance commerciale. Les poires que nous consommons aujourd’hui sont nées pour la plupart au siècle dernier.Source
