spécial fêtes

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 00:00

coeurs de clafoutis rouge passion.JPG.1
La petite histoire de la bouilloire bavarde:

Ce soir nous fêterons la st Valentin, j'avais l'an passé  parlé de l'origine de cette fête , cette année j'ai eu envie de me pencher sur l'histoire d'illustres amants qui s'aimèrent envers et contre tout, leur passion souvent finissait  très mal, mais leur amour impossible résista même au sort le plus tragique pour certains, et souvent furent enfin réunis après leur mort, pour s'aimer dans l'infini et pour l'éternité.

Le premier couple qui évoque dés le moyen-âge l'amour idéal, c'est évidement Héloïse et Abélard pour qui j'ai une tendresse particulière , ils s'aimèrent jusqu'à la mort en renonçant à l'amour charnel pour que perdure cet amour interdit à l'époque.

 

Un couple romanesque

Les amours d'Abélard et d'Héloïse, amours "passion" entre un brillant professeur de 37 ans et sa jeune étudiante sont, à n'en pas douter, l'épisode de leurs vies qui les a fait passer à la postérité. La jalousie criminelle de l'oncle Fulbert les a poursuivis et la tragédie de la castration les a séparés peu de temps après leur mariage. Elle a rendu encore plus insolite et plus célèbre leur aventure amoureuse. Pourtant leurs deux personnalités hors du commun ne se laissent pas enfermer dans ces événements aussi importants soient-ils.

 

Abélard  Abelard-Lefevre.jpg

Ce provincial du Pallet - qui est en Bretagne - a conquis Paris, capitale du royaume de France. Le philosophe Abélard, intellectuel surdoué, dialecticien redoutable pour ses adversaires est un maître admiré de ses élèves. Il va marquer son siècle dans le domaine de la logique et de l'analyse du langage. Comme théologien et croyant il osera aborder la science sacrée, mais avec la méthode et la rigueur du philosophe pour confronter, à ses risques et périls, foi et raison. Ensuite on le verra moine à l'abbaye royale de Saint-Denis puis ermite au Paraclet en Champagne enfin abbé réformateur à Saint-Gildas de Rhuys en Bretagne, avant de revenir enseigner à Paris.

 

Héloïse Heloise-Lefevre.jpg

L'étudiante instruite et intelligente  a 17 ans au moment de sa rencontre avec Abélard. Elle rentrera, sur son ordre et par amour, au monastère bénédictin d'Argenteuil, là même où elle a passé son adolescence. Bien que moniale sans vocation, elle deviendra prieure de ce monastère. Suger qui en convoite les revenus expulsera, sous un mauvais prétexte, Héloïse et ses compagnes. Elles trouveront refuge au Paraclet. Épouse fidèle, Héloïse n'aura jamais cessé d'aimer Abélard comme leur correspondance le montre. Bientôt abbesse d'un couvent qu'elle a su rendre prospère, elle l'administrera jusqu'à sa mort en véritable fondatrice d'ordre.

 

Héloïse donc…

Héloïse en son couvent, enluminure discrète et vive à la

fois, qui a traversé les siècles grâce aux lettres qui nous sont

parvenues. La première de ces lettres, adressées à Abélard,

date de 1132, soit dix-neuf ans après l’entrée d’Héloïse au

monastère. Non par choix religieux, mais sur la demande

d’Abélard, son époux, après la castration de celui-ci.

Leur histoire a pris naissance au tout début du XIIe siècle.

Abélard, philosophe, en pleine gloire intellectuelle, fait école

malgré ses nombreux démêlés avec ses pairs, envieux de sa

réussite. Il s’installe et enseigne à Melun, lieu de résidence

royale, puis à Paris où son succès de professeur lui assure une

renommée puissante.

Là, il entend parler d’Héloïse : jeune fille savante, jolie,

connue elle aussi, nièce du chanoine Fulbert. Pour la séduire,

Abélard s’introduit comme professeur dans la maison même

de Fulbert où les cours de philosophie et de théologie cèdent

peu à peu la place à des étreintes passionnées. Si Héloïse

apprend, certes, à raisonner, elle apprend aussi l’amour.

Aucun des deux ne manque de coeur à l’ouvrage.

« Si quelque chose de nouveau pouvait être inventé dans

l’Amour, nous l’ajoutions » rapportera, des années plus tard,

Abélard.

Leurs étreintes portent fruit. Héloïse part accoucher en

Bretagne, pays de naissance d’Abélard, d’un fils, Pierre Astrobale,

dont l’histoire ne nous dira rien. Fulbert, l’oncle, parle

de déshonneur, exige réparation et mariage. Abélard consent

à celui-ci, à condition qu’il reste secret.

Héloïse, en un premier temps, s’y refuse. Elle souhaite

préserver la gratuité de leur amour. Mais elle se trouve forcée

au mariage. Juste après leur union, Abélard, peut-être honteux,

peut-être soucieux de sa réputation, envoie sa femme au

couvent d’Argenteuil. Le chanoine Fulbert se croit alors

floué. Il choisit de se venger. En 1113, il fait châtrer le subordoneur

  L’événement fait scandale, Abélard et Héloïse étant tous

deux fort connus dans le petit monde des écoles parisiennes.

Abélard engage alors son épouse à prendre définitivement

le voile. Il se consacre, lui aussi, à la vie monastique tout

en continuant d’enseigner.

Héloïse sera abbesse d’Argenteuil. Puis abbesse du Paraclet,

abbaye construite par Abélard sur ses terres de Champagne

et confiée par lui à son épouse.

Une correspondance abondante entre les époux subsistera et nous éclairera sur la force spirituelle et quasi mystique qu'Abélard imposa à sa belle  qui du se plier à la volonté de fer de son cher époux, car la belle Héloïse se rebella souvent dans ses lettres contre le sort qui s'acharnait sur leur couple, elle mourut après lui, mais il fallut attendrele règne du roi Louis XVIII pour que leurs dépouilles reposent côte à côte au Pére Lachaise.Source diverses du web

 

Baisers

Viens donc, cher Abailard, seul flambeau de ma vie.

Que ta présence encore ne me soit point ravie !

C' est le dernier des biens dont je veuille jouir.

Viens, nous pourrons encore connaître le plaisir,

le trouver dans nos yeux, le puiser dans nos âmes.

Je brûle... de l' amour je sens toutes les flammes.

Laisse-moi m' appuyer sur ton sein amoureux,

me pâmer sur ta bouche, y respirer nos feux :

quels moments, Abailard ! Les sens-tu ? Quelle joie !

ô douce volupté ! ... plaisirs... où je me noie !

Serre-moi dans tes bras ! Presse-moi sur ton cœur !

Nous nous trompons tous deux, mais quelle heureuse erreur !

Je ne me souviens plus de ton destin funeste,

couvre-moi de baisers... je rêverai le reste.Source


Il est difficile après avoir lu ces extraits de cette lettre admirable de redevenir prosaïque , mais j'ai choisi pour illustrer cette magnifique histoire d'amour  ces petits clafoutis au coeur rouge passion.

100 g de farine,
2 oeuf,
130g de lait,
5cl de liqueur de Limoncello,
100 g de crème liquide,
50g de confiture de cerises noires basque.

coeurs de clafoutis rouge passion.JPG.3

Dans le bol du mixeur, mettre les oeufs et le sucre, mixez, ajouter peu à peu la farine  versez le lait bet la crème liquide, mixez, ajoutez le Limoncello, mixez, la pâte dit être homogène et fluide.

Répartir un tiers de la pâte dans les moules en silicone ou en métal en forme de coeur, puis les placez au congélateur 1h, placez le reste de la pâte au froid.

Préchauffer le four à 200°, sortir les moules du congélateur, disposez une cuillère à café de confiture de cerise au centre de chaque moule, puis recouvrir de pâte froide.J'ai habillé mes moules de papier cuisson afin que la pâte ne s'écoule pas , mes moules en forme de coeur étant à fond amovible.
Enfournez et laissez cuire environ de 10 à 25 min suivant la grosseur des moules.
Démoulez et servir avec une crème anglaise .

coeurs de clafoutis rouge passion.JPG.2

Si vous aimez cet article, inscrivez-vous sur la newsletter, vous serez ainsi informé par mail de la parution des nouveaux billets, merci.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans : spécial fêtes - Communauté : les amoureux du Quercy gourmand - laissez vos petits bavardages - Voir les 38 commentaires
Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 00:00



La petite histoire de la bouilloire bavarde
:
                              

 

 

 

 

 

 

Le veau élevé sous la mère:

 

C'est le plus rare et le plus cher. La particularité du veau de lait tient à son mode d'élevage. En effet, le veau de lait sous la mère est élevé tout au long de sa vie au pis de sa mère. La mère est généralement de race limousine, Blonde d'Aquitaine et Bazadaise. races parfaitement adaptées à cette production de viande jeune qui se différencie aisément des veaux de boucherie élevés sans leur mère : Sa viande est persillée et présente un grain fin. Sa couleur est ivoire légèrement rosée, au goût de noisette. Son gras, composé des lipides du lait maternel, est blanc et onctueux " comme du beurre ". Le veau de lait élevé sous la mère est particulièrement délicieux en été et au moment des fêtes de fin d'année. Nés au printemps ou à la fin de l'été, ces veaux ont bien profité du lait de leur mère, nourrie à l'herbe des pâturages

 

Conseils d'achat

La viande doit être d'un rose très pâle, à l'odeur de lait, avec une graisse d'un blanc satiné, sans coloration rougeâtre qui indiquerait que l'animal a mangé de la farine, du grain ou de l'herbe.Source

 

 

L'histoire a laissé des noms célèbres associés au veau : le potage Bogration, le veau Marengo (préparé pour Bonarpate), les cotelettes Pojarski, ou le Prince Orloff savourant une composition qui porte son nom. La Bible nous parle du veau d'or et aussi du veau gras (sacrifié par le père pour fêter le retour du fils prodigue).Source

 

Délicieuse, fine et raffinée   cette recette ravira les papilles les plus difficiles et permettra de dédaigner la dinde très officielle pour un plat plus délicat avec une touche d'originalité que donne la précieuse fève tonka, lors des repas de fêtes.

 


6 médaillons de veau,
80g de morilles déshydratées
3 échalotes
1 fève tonka,
30 cl de crème épaisse
50g de beurre
15 cl de vin blanc sec
sel, poivre.


Bien rincer les morilles puis les réhydrater 1 h dans un bol d'eau tiède. Saler, poivrer les médaillons de veau.
Parsemer de deux à trois pincées de fève tonka râpée.

Dans une sauteuse, faire sauter les morilles bien égouttées et  les échalotes finement hachées avec 15 g de beurre.
Verser le vin blanc et  laisser réduire de moitié.
Ajouter la crème épaisse et laisser  mijoter encore 7min.

Faire dorer dans une poêle anti -adhésive les médaillons de veau avec le reste du beurre chaud.
Compter 1min par face, puis ajoutez les champignons et la sauce. Secouer la poêle et poursuivre la cuisson 5min.

Disposer les médaillons sur les assiettes avec les morilles. Servir bien chaud avec des gratins de macaronis individuels.
Décorer de fines râpures de fève tonka.
Source Cuisine Gourmande.



Si vous aimez cet article, inscrivez-vous à la newsletter, vous serez informé par mail de la parution des nouveaux billets, merci.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publié dans : spécial fêtes - Communauté : les amoureux du Quercy gourmand - laissez vos petits bavardages - Voir les 36 commentaires
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés